DéFI demande une application souple et concertée du nouveau règlement terrasses !

Intervention lors du conseil communal du 21.10.2019 – Point 9 du Bourgmestre sur le nouveau règlement “terrasses”

Composante essentielle de notre paysage urbain liégeois, les 300 terrasses que compte Liège contribuent à la convivialité des quartiers de Liège. Elles jouent également sur l’attractivité commerciale et touristique et à l’image de notre ville.

Ce 21 octobre au conseil communal, le Collège a présenté le nouveau « règlement terrasses ». Pour DéFI Liège, l’objectif d’un tel règlement est de trouver un équilibre acceptable entre divers intérêts en présence :

  • Le respect des prescriptions urbanistiques et du patrimoine (Maisons classées de la Place du marché) ;
  • Le respect d’un passage suffisant pour des raisons de mobilité (pour les piétons, poussettes et autres PMR) et de sécurité (services d’urgence) ;
  • L’attractivité économique pour nos cafetiers et restaurateurs, dans un contexte difficile pour le secteur de l’HORECA.

Qu’en est-il ?

  1. Travail de synthèse et de simplification

Il faut le souligner, un travail de synthèse et de simplification a été réalisé. On passe du règlement de 2015 avec près de 15 pages à 4 pages dans la nouvelle version. En Commission, on a eu droit à un mea-culpa sur ce « bel édifice juridique qui n’a pas évité les dérives ». Et effectivement, je suis allé le relire, on avait à faire à un fameux machin bureaucratique qui allait jusque détailler les tables, chaises, stores, auvents parasols et paravents autorisés.

Ce nouveau règlement revient à l’essentiel : il crée un cadre + pragmatique.

  • Fini de détailler le mobilier utilisé. On se limite à préciser que le terrasse doit être constitué d’éléments de bonne qualité esthétique et de durabilité.
  • Autorisation pour 5 ans au lieu d’une année. Ce qui va dans le sens d’une simplification des formalités administratives pour les commerçants.
  • Le règlement évoque les grands principes (libre circulation sur la voie publique, aspect esthétique et intégration dans l’environnement architectural ambiant), ce qui donne à la Ville de la latitude pour, j’espère, appliquer ce règlement de façon souple.

2. Une consultation nécessaire et une souplesse dans l’application

a) concertation : si l’on veut que cette fois ci, ce règlement soit suivi d’effets, il faut à la fois une concertation large et une souplesse dans l’application. Concertation : je sais qu’il y en a déjà eu par le passé sous l’égide de Madame Yerna, afin de rappeler la norme avec un succès mitigé. Je pense qu’il est nécessaire de tout de même réitérer l’exercice avec ce nouveau règlement, au minimum pour les endroits compliqués (places des Carmes, Cathédrale et du Marché + les rues piétonnes où les règles sont floues). Non pas avec des réunions où les commerçants ne savent pas venir mais en allant faire la démarche d’aller trouver les commerçants, individuellement. C’est un peu de travail pour l’administration mais cela peut permettre une meilleure application de la nouvelle règlementation. Un courrier explicatif est je l’espère également prévu.

b) Souplesse dans l’application : il ne faut pas d’excès de zèle dans l’application de ce règlement, le secteur de l’HORECA ne va pas bien, la situation est difficile et l’objectif du règlement n’est pas de favoriser des faillites mais de trouver un équilibre entre les différents intérêts en présence. En commission, M. Le directeur adjoint nous a parlé d’un « saut dans l’inconnu » par rapport à l’application. J’espère que le Collège fera preuve de souplesse.

  • Place du Marché

Le charme de la place du Marché, ce sont ses terrasses. Si les commerçants ont installé des terrasses en dur et autres vérandas, c’est pour pouvoir assurer la continuité de leurs activités en hiver. Pendant des années, les autorités liégeoises ont fermé les yeux sur ces terrasses illégales. C’est une réalité…  Je pense qu’il serait judicieux :

  1. À court terme : De fermer les yeux jusqu’au printemps et laisser une période de tolérance pour cet l’hiver avec les terrasses en « dur » et autres vérandas. On est plus à quelques mois près et cela laissera un peu de temps pour que les commerçants trouvent une solution de remplacement.
  2. Structurellement :  on l’a compris les jours des terrasses en dur et les vérandas sont compté. Tout cela est bientôt fini. Cela mériterait une réflexion sur le cout des terrasses pour le secteur HORECA. Les commerçants doivent en effet payer une redevance à la ville pour occupation du domaine public. Cette question est réglée par un règlement de 2003. Vu la disparition prochaine de toutes les terrasses en « dur » et la situation générale difficile de l’HORECA, il serait, me semble-t-il, opportun de réfléchir à une diminution de la redevance, de façon structurelle. Cela représente tout de même un cout important pour les exploitants HORECA.

Position de DéFI Liège : Abstention en attendant de voir si la Ville adopte une application souple et concertée du règlement

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code