Les marchands ambulants sont-ils les grands oubliés du déconfinement ?

Question écrite au Collège – 29.04.2020

Monsieur le Bourgmestre, Mesdames et Messieurs les membres du Collège communal,

Comme vous le savez, les indépendants souffrent énormément de la crise liée au COVID19. Financièrement, la situation est pour eux très compliquée. Beaucoup voient tout de même le bout du tunnel avec la réouverture des commerces prévue le 11 mai. Pour le secteur de l’HORECA, il faudra attendre encore jusqu’en juin, en principe.

 La situation des marchands ambulants est plus floue. Lors du dernier Conseil National de Sécurité du 24 avril, les marchés n’ont pas été mentionnés par la Première ministre Sophie Wilmès. On peut donc en déduire que la situation ne changera pas pour eux dans l’immédiat…

Liège est évidemment particulièrement touchée, elle qui abrite le plus grand marché de Wallonie : la Batte ! Ajoutons à cela, notamment, les marchés d’Angleur et de Wandre ou encore, le marché des producteurs locaux de la place Xavier Neujean.

N’est ce pas là une forme d’injustice pour les maraichers puisque tous les autres commerces pourront en principe rouvrir dans le courant du mois de mai ? Imagine-t-on par ailleurs Belle-île, Médiacité ou le Cora de Rocourt ouverts et les marchés, pourtant en extérieur, fermés ?

A mon sens, il est possible d’organiser quelque chose pour permettre aux marchands ambulants de reprendre petit à petit leurs activités. Ne pourrait-on pas imaginer des solutions alternatives comme une distanciation des échoppes et une limitation aux activités liées à l’alimentaire ? Par ailleurs, ce serait aux commerçants de prévoir eux-mêmes les protections nécessaires (gants, masques, écrans de protection pour les fruits et légumes, barrières pour éviter les files, paiement par carte, possibilité de commande préalable, etc.)

En France, les marchés ont pu, dans certaines régions, rester ouverts durant le confinement pourtant plus strict que chez nous, tout en respectant les mesures de sécurité sanitaire.

Certes, la décision revient au final au Conseil National de Sécurité. Mais face à cet abandon des maraichers par le niveau fédéral, certaines communes prennent les devants. A Bruxelles-Ville par exemple, on étudie la possibilité de créer un grand marché couvert dans l’un des palais du Heysel…

Voici mes questions :

  • Avez-vous plaidé la cause des marchands ambulants auprès des niveaux de pouvoir supérieurs ?
  • Anticipez-vous une éventuelle autorisation des marchés, en préparant un plan d’action pour permettre aux marchands ambulants de reprendre leurs activités tout en respectant les mesures de sécurité sanitaire ?
  • Réfléchissez-vous à une solution alternative comme à la Ville de Bruxelles qui réfléchit à un marché couvert (Palais des Congrès, Halles des Foires ?), en attendant le fédéral ?

Je vous remercie pour l’attention que vous consacrerez à cette question.

Veuillez recevoir, Monsieur le Bourgmestre, Mesdames et Messieurs les membres du Collège communal, l’assurance de ma considération distinguée.

François Pottié, conseiller communal de la Ville de Liège

Photo @Ville de Liège – Service de l’Urbanisme

Dans la presse :

La DH : https://www.dhnet.be/regions/liege/les-24-bourgmestres-liegeois-soutiennent-les-marches-publics-5eafaffad8ad580d3d87bdfb?fbclid=IwAR3wGrsfSemdaUyBXbOaqaL3Vx6Qev_u12sTESTpSbQzn4iKSxwrGFpTnzY

2 réponses sur “Les marchands ambulants sont-ils les grands oubliés du déconfinement ?”

    1. Si les commerçants prévoit les protections nécessaires (gants, masques, écrans de protection pour les fruits et légumes, barrières pour éviter les files, paiement par carte, possibilité de commande préalable, etc.), c’est tout à fait possible.
      François Pottié

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